Defaite 4-2

La rencontre entre les équipes de Beauvais 1 et St Just 2 constituait un match décisif. L’équipe locale occupait la 7e place synonyme de relégation mais ne comptait qu’un point de retard au classement sur celle de St Just. Dans ces circonstances, notre équipe était celle à battre absolument pour permettre à Beauvais d’envisager une fin de championnat plus sereine. Comble du hasard, Philippe était absent pour ce match. Bien que diminuée et surpassée en terme de élo sur tous les échiquiers, notre équipe ne partait pas battue. Comme souvent à ce niveau, les parties furent ponctuées de hauts et de bas pour se terminer majoritairement en faveur des adversaires. L’équipe de Beauvais gagne le match sur le score de 4-2 malgré notre espoir de nul à 2-2 entrevu raisonnablement sur la fin.
Détail des parties
Au 1e échiquier avec les noirs, Gervais s’attend à une partie difficile face à Ali Dadban (2176). Même s’il est vrai que les blancs obtiennent une bonne marge de manœuvre au centre, leur plan n’est pas facile à réaliser. Gervais s’emploie à contrecarrer les possibilités adverses avant d’envisager une réaction. Cependant, il fait un mauvais choix, un coup de pion affaiblissant son roque et facilitant la mise en place du plan des blancs. Chacun s’attelle longuement aux préparatifs d’une offensive. Gervais finit par réagir et profite d’une imprécision des blancs pour retrouver des réelles perspectives. Malheureusement, il n’exploite pas au mieux ses possibilités et aggrave sa situation en quelques coups. En capturant un pion insignifiant, sa dame devient hors-jeu. L’avantage matériel d’une qualité et d’un pion n’est qu’illusoire car Gervais se fait étriller rapidement à partir de là.
A la table 2, les dames disparaissent rapidement de l’échiquier et le jeu semble s’orienter vers une partie paisible. En réalité, ce n’est pas le cas car Rémy, avec les blancs, se trouve en position délicate après un échange de cavalier plutôt contre-indiqué. Suite à une deuxième erreur, il est au plus mal pour ne pas dire perdant face à des pions passés. La marée noire paraît inarrêtable (diag). Soudain, l’adversaire commet une erreur incompréhensible et de la chaîne de pions dangereux, il ne reste qu’un maillon. Rémy revient dans la partie et obtient la nulle en finale.

Au 3e échiquier avec les noirs, Benjamin persiste à jouer une mauvaise ligne dans l’ouverture et se retrouve rapidement dominé. Sa position devient catastrophique et son roi resté au centre devient une cible privilégiée. En tentant de réagir, il aggrave encore sa situation (diag).
Lalanne R. (1837) – Calleja B. (1724)

L’évaluation passe à +6 pour les blancs !! C’est le chaos dans le camp des noirs qui cèdent un pion, puis un deuxième. Au delà de ce matériel, c’est le péril du roi qui est terrible. Impossible d’échapper au pire… et pourtant Benjamin le fait. L’adversaire a eu le tort de ne pas porter l’estocade. Benjamin parvient à se libérer partiellement et à regagner les deux pions (diag).

Certainement perturbé par ce revirement, l’adversaire produit ensuite un jeu approximatif. Benjamin réussit à égaliser et les joueurs signent la nulle. Ouf !!
A la table 4, Kristel joue son ouverture habituelle avec les blancs. Les roques opposés sont en vigueur et comme souvent dans ces cas là, l’attaque la plus rapide a des chances d’aboutir. Profitant de quelques imprécisions, Kristel obtient une belle position dont le dynamisme est prometteur. Malheureusement, elle ne profite pas au maximum des opportunités qui se présentent. Un simple échange de fous remet à plat l’évaluation. Elle passe même en infériorité avec un pion de moins. Peu après, elle rate une chance de récupérer un pion avec de bonnes chances de nulle (diag). Après l’échange des dames, la finale est très difficile à jouer pour Kristel. La nulle était encore possible mais il suffit d’un coup imprécis pour ne pas l’obtenir, et c’est qui arrive. Dommage !
Maupin K. (1711) – Lesueur E. (1778)

Au 5e échiquier, les joueurs ont une bonne lecture du jeu et la partie est longtemps équilibrée. Après de multiples échanges, la situation est toujours égale. L’adversaire dispose d’un peu plus d’espace avec les blancs mais doivent gérer un pion isolé. Ce n’est qu’au 26e coup que Damien fait un mauvais choix sur un coup de défense. Cette erreur est lourde de conséquence car au-delà du pion perdu, c’est toute sa position qui s’effondre en quelques coups.
Au 6e échiquier avec les blancs, Rémy D est surpris par le gambit peu courant joué par son adversaire. Face à cette particularité, il préfère jouer solide même si son jeu est d’abord passif. En voulant activer leurs cavaliers dans le camp des blancs, les noirs n’adoptent pas la bonne stratégie et cèdent un pion. Face aux tâtonnements de l’adversaire, Rémy met en place un jeu simple et efficace. Il s’approprie une colonne centrale et y installe ses pièces. C’est le début de la fin pour les noirs. En quelques coups, deux autres pions noirs sont perdus et l’adversaire abandonne.
Delattre R. (1637) – Delsaux José (1703)

Au 7e échiquier avec les noirs, Florian réagit mal face à une confrontation de pions à l’aile dame. Son choix déséquilibre considérablement sa structure mais la difficulté est passagère car l’adversaire n’emploie pas la bonne stratégie. La position est de nouveau complètement égale mais Florian doit surveiller un pion passé. Ensuite, Florian se fait prendre deux pions mais la finale est toujours égale car lui aussi dispose d’un pion passé (diag). Son pion atteint la promotion et l’adversaire doit échanger sa tour contre la nouvelle dame. Celui-ci menace la même chose de l’autre côté de l’échiquier mais Florian dispose du privilège d’un échec perpétuel pour obtenir la nulle. Il ne saisit pas cette ultime occasion. Il se trompe grossièrement et perd immédiatement la partie.
Roncier C. (1731) – Caron F. (1650)

Au 8e échiquier avec les blancs, Théodore joue bien le début et capture un pion central. Cependant, il tarde à mettre son roi à l’abri et cela lui pose des problèmes. Après de nombreuses manœuvres, il cède une qualité sans aucune compensation. Son adversaire n’est pas suffisamment tranchant malgré son temps consacré à la réflexion. Ainsi, Théodore revient dans la partie grâce à son action menée contre le roi noir et voit son adversaire tomber au temps au 35e coup !

