N4 – ronde 5 – le 1er février 2026

Defaite 4-2

La rencontre entre les équipes de Beauvais 1 et St Just 2 constituait un match décisif. L’équipe locale occupait la 7e place synonyme de relégation mais ne comptait qu’un point de retard au classement sur celle de St Just. Dans ces circonstances, notre équipe était celle à battre absolument pour permettre à Beauvais d’envisager une fin de championnat plus sereine. Comble du hasard, Philippe était absent pour ce match. Bien que diminuée et surpassée en terme de élo sur tous les échiquiers, notre équipe ne partait pas battue. Comme souvent à ce niveau, les parties furent ponctuées de hauts et de bas pour se terminer majoritairement en faveur des adversaires. L’équipe de Beauvais gagne le match sur le score de 4-2 malgré notre espoir de nul à 2-2 entrevu raisonnablement sur la fin.

Détail des parties

Au 1e échiquier avec les noirs, Gervais s’attend à une partie difficile face à Ali Dadban (2176). Même s’il est vrai que les blancs obtiennent une bonne marge de manœuvre au centre, leur plan n’est pas facile à réaliser. Gervais s’emploie à contrecarrer les possibilités adverses avant d’envisager une réaction. Cependant, il fait un mauvais choix, un coup de pion affaiblissant son roque et facilitant la mise en place du plan des blancs. Chacun s’attelle longuement aux préparatifs d’une offensive. Gervais finit par réagir et profite d’une imprécision des blancs pour retrouver des réelles perspectives. Malheureusement, il n’exploite pas au mieux ses possibilités et aggrave sa situation en quelques coups. En capturant un pion insignifiant, sa dame devient hors-jeu. L’avantage matériel d’une qualité et d’un pion n’est qu’illusoire car Gervais se fait étriller rapidement à partir de là.

A la table 2, les dames disparaissent rapidement de l’échiquier et le jeu semble s’orienter vers une partie paisible. En réalité, ce n’est pas le cas car Rémy, avec les blancs, se trouve en position délicate après un échange de cavalier plutôt contre-indiqué. Suite à une deuxième erreur, il est au plus mal pour ne pas dire perdant face à des pions passés. La marée noire paraît inarrêtable (diag). Soudain, l’adversaire commet une erreur incompréhensible et de la chaîne de pions dangereux, il ne reste qu’un maillon. Rémy revient dans la partie et obtient la nulle en finale.

Les noirs ont joué 42…Rd5-c4. La situation des blancs est désespérée mais après 43.Txd4+ Rxd4 44.Txb5, l’adversaire se trompe en jouant 44…Txa7?? et Rémy obtient la nulle peu après la chute du pion b3. Le gain des noirs était pourtant là : 44…b2+ 45.Rc2 Txa7 46.Tb4+ Re3 47.Rxc3 b1=D! 48.Txb1 Tc7+ 49.Rb2 Tb7+ et la finale sans tour est facile à gagner.

Au 3e échiquier avec les noirs, Benjamin persiste à jouer une mauvaise ligne dans l’ouverture et se retrouve rapidement dominé. Sa position devient catastrophique et son roi resté au centre devient une cible privilégiée. En tentant de réagir, il aggrave encore sa situation (diag).


Lalanne R. (1837) – Calleja B. (1724)

En tentant de réagir par 12…d6?, les noirs aggravent leur situation après 13.Cxc6 Fxe3 14.Dxe3 bxc6 15.exd6+ Rf8 16.dxc7 Dxc7 17.Ff3 (Dc5+ était plus fort avec Cd5 ensuite) 17…Tb8 18.Fxc6

L’évaluation passe à +6 pour les blancs !! C’est le chaos dans le camp des noirs qui cèdent un pion, puis un deuxième. Au delà de ce matériel, c’est le péril du roi qui est terrible. Impossible d’échapper au pire… et pourtant Benjamin le fait. L’adversaire a eu le tort de ne pas porter l’estocade. Benjamin parvient à se libérer partiellement et à regagner les deux pions (diag).

Après 20.De3-d3, les noirs jouent 20…Cxf4 et gagne deux pions après 21.gxf4 Dxf4+ 22.Rb1 Dxf3

Certainement perturbé par ce revirement, l’adversaire produit ensuite un jeu approximatif. Benjamin réussit à égaliser et les joueurs signent la nulle. Ouf !!

A la table 4, Kristel joue son ouverture habituelle avec les blancs. Les roques opposés sont en vigueur et comme souvent dans ces cas là, l’attaque la plus rapide a des chances d’aboutir. Profitant de quelques imprécisions, Kristel obtient une belle position dont le dynamisme est prometteur. Malheureusement, elle ne profite pas au maximum des opportunités qui se présentent. Un simple échange de fous remet à plat l’évaluation. Elle passe même en infériorité avec un pion de moins. Peu après, elle rate une chance de récupérer un pion avec de bonnes chances de nulle (diag). Après l’échange des dames, la finale est très difficile à jouer pour Kristel. La nulle était encore possible mais il suffit d’un coup imprécis pour ne pas l’obtenir, et c’est qui arrive. Dommage !


Maupin K. (1711) – Lesueur E. (1778)

Au lieu de 31…Df7 (ou 31…Cd6 avec 32.Cxef8 Cxc4 33.Cxd7 Cxd2), les noirs ont joué 31…Dd7-e7? Mais les blancs ratent l’occasion 32.Cxc5 Df7 33.Dxf7+ Rxf7 34.Cb7 donnant de grandes chances de nulle.

Au 5e échiquier, les joueurs ont une bonne lecture du jeu et la partie est longtemps équilibrée. Après de multiples échanges, la situation est toujours égale. L’adversaire dispose d’un peu plus d’espace avec les blancs mais doivent gérer un pion isolé. Ce n’est qu’au 26e coup que Damien fait un mauvais choix sur un coup de défense. Cette erreur est lourde de conséquence car au-delà du pion perdu, c’est toute sa position qui s’effondre en quelques coups.

Au 6e échiquier avec les blancs, Rémy D est surpris par le gambit peu courant joué par son adversaire. Face à cette particularité, il préfère jouer solide même si son jeu est d’abord passif. En voulant activer leurs cavaliers dans le camp des blancs, les noirs n’adoptent pas la bonne stratégie et cèdent un pion. Face aux tâtonnements de l’adversaire, Rémy met en place un jeu simple et efficace. Il s’approprie une colonne centrale et y installe ses pièces. C’est le début de la fin pour les noirs. En quelques coups, deux autres pions noirs sont perdus et l’adversaire abandonne.

Delattre R. (1637) – Delsaux José (1703)

Rémy a joué 38.De5 et la partie se termine par 38…Dxe5 39.Cxe5 Te6 40.Txe6 Fxe6 41.Cxc6 Fd7 42Ce7+ Rf7 43.Cxd5 1-0

Au 7e échiquier avec les noirs, Florian réagit mal face à une confrontation de pions à l’aile dame. Son choix déséquilibre considérablement sa structure mais la difficulté est passagère car l’adversaire n’emploie pas la bonne stratégie. La position est de nouveau complètement égale mais Florian doit surveiller un pion passé. Ensuite, Florian se fait prendre deux pions mais la finale est toujours égale car lui aussi dispose d’un pion passé (diag). Son pion atteint la promotion et l’adversaire doit échanger sa tour contre la nouvelle dame. Celui-ci menace la même chose de l’autre côté de l’échiquier mais Florian dispose du privilège d’un échec perpétuel pour obtenir la nulle. Il ne saisit pas cette ultime occasion. Il se trompe grossièrement et perd immédiatement la partie.

Roncier C. (1731) – Caron F. (1650)

Ici, la partie se poursuit par 68…d1=D 69.Txd1 Rxd1 70.f4 Tb4+ 71.Ra5 Tb2 72.Ra6 et les noirs peuvent annuler en répétant les coups d’échec mais Florian se trompe en jouant 72…Txh2?? et la partie est perdue après 73.a8=D Ta2+ 74.Rb7 Txa8 75.Rxa8

Au 8e échiquier avec les blancs, Théodore joue bien le début et capture un pion central. Cependant, il tarde à mettre son roi à l’abri et cela lui pose des problèmes. Après de nombreuses manœuvres, il cède une qualité sans aucune compensation. Son adversaire n’est pas suffisamment tranchant malgré son temps consacré à la réflexion. Ainsi, Théodore revient dans la partie grâce à son action menée contre le roi noir et voit son adversaire tomber au temps au 35e coup !