Victoire 5-2 !

Le 6e match de la saison nous a contraint à un périple de deux heures pour rejoindre le village de Menneville situé au nord de Reims. Kristel et Damien étaient absents pour cette rencontre décisive. En cas de défaite, St Just était sûr de ne plus quitter la 7e place du classement synonyme de relégation.
A la présentation des compositions, on pouvait présager un match équilibré même si les élos adverses étaient presque tous supérieurs aux nôtres de quelques points.
Cela se confirmait car les victoires promises aux échiquiers 3, 5, 7 et 8 compensaient les parties mal engagées aux échiquiers 1, 2, 4 et 6. Comme souvent à notre niveau, certaines parties sont parfois ponctuées de retournements de situation et là encore ce fût le cas. Ainsi, l’adversaire à la table 2 rate la finale et offre le point à Gervais. Au 6e échiquier, Florian profite d’une erreur pour atteindre la victoire malgré une trajectoire mouvementée. A l’inverse, au 5e Rémy est gagnant mais il se fait surprendre par une « tour folle », stratagème inespéré qui permet à son adversaire d’obtenir la nulle. Finalement, notre équipe gagne le match sur le score de 5-2.
Détail des parties :
Au 1e échiquier avec les noirs, Philippe sort de l’ouverture sans encombre mais il se trouve complètement confiné dans son camp. L’adversaire occupe bien l’espace et dicte sa loi. En voulant refaire surface, Philippe affaiblit son rempart royal et se crée un pion isolé au centre. Quand il parvient à combler son retard de développement, il est trop tard. L’adversaire profite des temps gagnés pour passer à l’attaque sur le roque affaibli. Aucune défense ne permet de sauver le king.
A la table 2, Gervais se trompe dans l’ouverture en inversant des coups. Hors sujet, il s’engage dans une voie sombre où il compte un pion de moins. Sa position devient rapidement désespérée. Après l’échange des dames, l’adversaire tape sur un pion isolé au centre. Gervais s’efforce d’organiser un blocus pour ne rien perdre de plus. L’espoir n’est pas vain car l’adversaire ne joue pas que les meilleurs coups.
Maupin G. (1768) – Vincelet A. (1781)

29.Txd4 Txc2 30.Txd8+ = et sur 27…Txd4 alors 28.Txd4 Fxd4 29.Fxb5= Les noirs ont vu tout ça. La partie s’est poursuivie par 27…Td5 suivi de 28.f4 g5 29.Ff3
Finalement, les blancs font l’erreur de liquider les pièces et cela débouche sur une finale de pions gagnante pour les noirs. Cependant, l’adversaire se focalise sur le futur pion passé des blancs et occulte son propre pion passé au centre. Cette fois, la partie bascule définitivement car Gervais ne rate plus rien.
Au 3e échiquier, la partie est très animée. Avec les noirs, Rémy obtient un peu plus d’activité mais la bataille s’annonce âpre. En milieu de jeu, l’adversaire procède à un échange de cavalier plutôt inapproprié qui permet à Rémy d’obtenir un pion passé positionné sur la 3e rangée. Cette épine se révélera décisive par la suite. Disposant encore de nombreuses pièces, les deux armées se livrent à une guerre sans merci. Après de multiples passes d’armes, les pièces noires investissent le camp adverse en direction du roi blanc. Celui-ci succombe à une attaque irrésistible (diag).
Gralla A. (1723) – Krause R. (1741)

A la table 4, la partie ressemble à une guerre de tranchées où les joueurs attaquent à tout va. Benjamin se met rapidement dans l’embarras avec les blancs. Grâce à une manœuvre tactique, il se rattrape un peu et inflige même des pions isolés à l’adversaire. Malheureusement, il n’assure pas ses arrières par la suite. Toutes les lignes sont ouvertes, les pièces sont dispersées. Benjamin perd un fou sur un échec intermédiaire. L’abandon est immédiat.
Calleja B. (1734) – Beaumont P. (1771)

Au 5e échiquier, avec les noirs Rémy obtient un petit avantage positionnel quand les lignes commencent à s’ouvrir. Dans l’ouverture Anglaise, l’adversaire mène une offensive classique à l’aile-dame tandis que Rémy s’emploie à viser le monarque blanc. Contre nature, les blancs ferment la position à l’aile-dame au lieu de créer une brèche. Finalement, la décision se fait au centre où Rémy gagne un pion après l’échange des dames. Son pion passé devient une dame et la messe est dite… pas vraiment car la dernière pièce des blancs est une tour «folle». L’adversaire parvient à obtenir la nulle de cette manière alors que Rémy disposait d’une solution pour gagner (diag).
Gillet A. (1682) – Delattre R. (1646)

Au 6e échiquier avec les blancs, Florian se fait surprendre par une manœuvre pourtant classique et cède une qualité. Son adversaire ne profite de rien car il n’adopte pas la meilleure stratégie. Il perd même une pièce sur une banale enfilade. La partie est pliée même si Florian rate le gain d’une deuxième pièce (diag). Après plusieurs retournements, c’est bien Florian qui l’emporte.
Caron F. (1613) – Gilet E. (1643)

Au 7e échiquier avec les noirs, Jouly obtient l’avantage dès le déclenchement des hostilités. Dans une position où tous les pions de l’aile-dame ont disparu, l’adversaire rate une occasion tactique gagnant un pion. Ensuite, Jouly mène la danse en monopolisant toutes ses pièces dans l’espace des blancs. La position adverse finit par craquer et Jouly gagne une pièce mineure puis un pion. Elle a la maîtrise totale de la situation et la partie se termine par un mat imparable.
Lambert N. (1568) – Tarboush J. (1544)

Au 8e échiquier avec les blancs, Théodore profite des pertes de temps dans le développement des noirs pour obtenir une position nettement avantageuse. Peu après une phase tactique occultée par les deux camps, Théodore gagne un pion. La dame noire vient ensuite semer le trouble dans son camp. Théodore accepte de céder la qualité sur l’échange des dames. Sa paire de fous pour appuyer son pion passé est un atout précieux. Avec un deuxième pion passé arrivé sur la 7e rangée, la tour noire est complètement immobilisée. Théodore finit par s’imposer.


