Victoire 3-1

La rencontre de la ronde 6 constituait un match décisif pour le maintien. En effet, au classement l’équipe de St Just (6e) ne comptait qu’un point d’avance sur celle de Soissons (7e). A part Lev au 3e échiquier qui se met lui-même en difficulté, aucun Saintjustois ne rencontre de problème. Globalement, les parties sont ponctuées de phases compliquées avec parfois des retournements comme par exemple les victoires inespérées de Eric et de Yves.
En remportant ce match, notre équipe conforte sa position à la 6e place. Elle est assurée du maintien en Pré Nationale avant même la dernière ronde.
Détail des parties :
Au 1e échiquier, l’adversaire perd des temps précieux en jouant sa dame à plusieurs reprises. Cela
permet à Henryk d’installer son armée blanche en bonne position. Les deux joueurs ont opté pour le grand roque et les pions ont disparu sur l’autre côté de l’échiquier. Toutes les pièces blanches sont mises à contribution pour mettre la pression sur un pion de la 7e rangée. Henryk finit par gagner ce pion mais se trompe dans la manière de le capturer. Il rate peu après une deuxième occasion de mettre le chaos (diag). Ensuite, les dames sont échangées et l’adversaire récupère le pion. Pour finir, malgré une position favorable, Henryk conclut la nulle car le match est gagné.
Wiktor H. (1623) – Gotti A. (1505)

A la table 2, le jeu a d’abord lieu essentiellement à l’aile-dame. Avec les noirs, Daniel se sort plutôt bien de la confrontation des pions dont l’issue paraissait incertaine. Finalement, la situation sur cette partie de l’échiquier se calme. L’adversaire cherche alors à mettre la pression sur l’autre aile. Peu après, c’est Daniel qui tire profit de la reprise d’activité à l’aile-dame. Malheureusement, il réduit ses chances de gain en échangeant les pièces mineures. A l’entrée en finale, il ne reste qu’une tour et quatre pions dans chaque camp. Malgré l’insistance des blancs, la partie se termine logiquement par le partage du point.
Au 3e échiquier avec les blancs, Lev se trouve embarrassé après avoir capturé un pion sur l’aile dame. Non seulement il rend le pion mais il permet à l’adversaire de se lancer à l’attaque. L’incursion des pièces lourdes est sérieuse. Face à la pression dans son camp, il se défend mal. Il affaiblit un peu plus son roque et sa situation devient désespérée. Lev finit par céder.
Mashchenko L. (1637) – Tryhoen M. (1494)

Au 4e échiquier, avec les noirs Guillaume décide de s’attaquer au roi blanc dès qu’il réalise le petit roque. Cependant, la colonne f s’ouvre au profit de son adversaire. Guillaume dispose d’un coup salvateur pour ne rien perdre et parvient même à mettre une grosse pression avec sa dame en incursion sur la colonne h. Tout paraît rouler pour lui et pourtant son plan comporte une faille. Son roi est resté au centre ! Ce défaut aurait pu lui coûter cher (diag). Heureusement, son adversaire rate cette occasion. Les pièces blanches sont muselées dans leur camp et contemplent la débâcle. Avec un fou et un pion de plus, Guillaume mène sereinement la finale jusqu’à la victoire.
Hassen M. (1399) – Dabremont G. (1664)

Au 5e échiquier, une colonne s’ouvre rapidement mais Eric ne peut pas vraiment en profiter avec les blancs. Après de multiples manœuvres, l’adversaire gagne un pion au centre mais Eric remet les pendules à l’heure. La finale, abordée avec Dame et 4 pions dans chaque camp, est complètement égale. Finalement, Eric obtient le gain sur un mauvais coup de pion de l’adversaire (diag).
Calleja E. (1624) – Pandini F. (1449)

Au 6e échiquier, Yves joue avec les noirs. Chaque camp obtient une colonne semi-ouverte mais seuls les blancs profitent de cet avantage. Non seulement l’adversaire se montre actif sur la colonne b mais il maîtrise également le centre. Néanmoins, au lieu de porter l’estocade, il procède à de nombreux échanges pour ne garder que les tours dans une finale de pions. Alors que la nulle est certaine, l’adversaire commet une erreur qui permet à Yves de faire entrer son roi sur les derniers pions blancs. Il joue correctement la fin pour marquer le point de la victoire.
Bral A. (1399) – Lienard Y. (1399)


