Match nul 2-2

L’équipe de St Just abordait cette dernière ronde avec sérénité puisque le maintien était assuré quel que soit le résultat du match qui l’opposait à Ham. Pour le club adverse, le maintien était également acquis. Au point de vue élo, le duel s’annonçait équilibré. Après plusieurs rebondissements ici et là, les deux équipes se séparaient finalement sur un score égal et leur position respective au classement restaient inchangées.
Détail des parties
Au 1e échiquier avec les noirs, Daniel voit son camp rapidement investi par les pièces adverses. Son armée n’ayant subi aucun préjudice, il passe à la contre-attaque. Il ne choisit pas l’action la plus simple mais la réaction fébrile de l’adversaire lui donne espoir d’aboutir. Au centre de l’échiquier, un pion noir agit en kamikaze et avance jusqu’en 3e rangée. En pensant l’avoir cloué, l’adversaire l’imagine déjà dans son escarcelle. C’est le cas car Daniel ne saisit pas l’opportunité consistant à sacrifier sa dame contre Tour, Fou et Cavalier (diag) qui est en réalité un échange nettement profitable. Après cette occasion manquée, Daniel peut encore prétendre à l’égalité mais son retard de développement devient rapidement un problème. Ses mauvais choix permettent à l’adversaire de faire une incursion gagnante.
Carton P. (1704) – Ménard D. (1683)

A la table 2, avec les blancs Guillaume lance un pavé dès le 6e coup. Il sacrifie deux pièces mineures contre une tour et un pion. Cela paraît être une erreur mais il profite bien de son avance de développement en compensation. Sans doute déstabilisé, l’adversaire n’y est plus. Il se laisse enfermer un cavalier et doit l’échanger contre un pion. Alors qu’au bout du compte Guillaume a l’avantage d’une qualité, son adversaire commet une gaffe. Il offre une tour et abandonne.
Au 3e échiquier, la partie suit son cours paisiblement. Le jeu est équilibré jusqu’à ce que Eric cède un pion au centre avec les noirs. Peu après, il récupère un pion à l’aile-dame et parvient même à se créer un pion passé. Finalement, l’adversaire capture ce pion et la nulle est conclue.
Au 4e échiquier, Lev prend un net avantage positionnel avec les blancs. Il gagne un pion mais commet une gaffe juste après. Il perd un cavalier en se faisant piéger par une manœuvre thématique pourtant simple. Lev parvient à récupérer un pion grâce à un échec intermédiaire. Il compte alors deux pions de plus pour la pièce en moins. Au delà de cette différence minime, la position est nettement favorable aux noirs. L’adversaire monopolise ses forces en direction du roque blanc. Ainsi, Dame, Tour et Cavalier font périr le roi blanc dont la défense est mal assurée.
Mashchenko L. (1676) – Cotrelle C. (1657)

Au 5e échiquier, la partie suit longuement la théorie et l’équilibre est respecté. Puis, les blancs prennent de l’espace à l’aile-dame. Face à l’avancée des pions, Davy réagit mal. Ses tergiversations permettent à l’adversaire de gagner une qualité. La situation des noirs s’aggrave quand les blancs obtiennent un pion passé sur la colonne « a ». Désespéré, Davy évite l’échange des dames et parvient à mettre des échecs successifs. Sans obligation, l’adversaire accepte la nulle par répétition alors qu’il était gagnant. Ouf !!
Au 6e échiquier, les noirs acceptent le gambit proposé par Yves qui fige ensuite ses pions au centre. Bénéficiant d’une belle position, il installe ses pièces à l’aile-roi prêtes à se lancer à l’assaut du roque. L’adversaire se défend bien et pense également à la contre-attaque. Le duel se transforme en bataille désordonnée. Les noirs finissent par se tromper. La combinaison imaginée est fausse et ils lâchent une pièce pour rien. La finale est loin d’être gagnée pour Yves car ses pions disparaissent sous l’action conjuguée des tours noires. L’adversaire obtient deux pions passés liés à l’aile-dame mais le manque de temps lui fait commettre une gaffe, le don d’une tour. L’abandon est immédiat.

