Défaite 7-1

Pour la dernière ronde du championnat, toutes les équipes engagées en interclubs HDF sud étaient réunies à Chauny, soit 208 joueurs ! En N4, le match qui opposait l’équipe de St Just à celle de Noyon était crucial pour le maintien. Malheureusement pour notre club, la crainte de voir une adversité inabordable se confirma. De surcroît, notre équipe ne se présentait pas au complet. Partant avec le handicap du point perdu par forfait au 8e échiquier, le défi semblait insurmontable. Dans le déroulement du match, les Saintjustois étaient plutôt en mauvaise posture à l’exception du 7e échiquier. Jouly marquait le seul point de notre équipe. Tous nos coéquipiers tombèrent les uns après les autres et le match se solda par une large défaite.
Détail des parties
Au 1er échiquier avec les blancs, Philippe ne connaît pas de problème dans l’ouverture mais il a le tort de jouer plusieurs fois la même pièce. Pour son adversaire, un Maître classé 2378, bénéficier d’une perte de temps ou d’une imprécision est un avantage considérable. Ainsi, les noirs ont pu placer idéalement leurs pièces. Confinée sur trois rangées, l’armée blanche est sous pression. Le pion perdu à l’aile-dame est peu de chose par rapport à l’étau qui se resserre. A chacun de ses coups, l’adversaire accentue sa domination. L’activité de ses pièces se montre redoutable. La position des blancs finit par craquer. Philippe abandonne sur la perte d’une pièce mineure.
A la table 2, Gervais joue avec les noirs. Face à B. Hardier (2139), il se sort très bien de l’ouverture mais sa position est plutôt passive. Le jeu est positionnel et comporte peu d’échanges malgré les nombreux mouvements de pièces. Plus tard, Gervais sous-estime l’attaque sur l’aile-roi et pourtant cela s’avère ensuite décisif. Alors que l’égalité est encore possible, Gervais commet plusieurs erreurs successives mettant un terme à la partie.
Hardier B. (2139) – Maupin G. (1768)

Au 3e échiquier, Rémy joue avec les blancs. A l’issue d’une longue série de coups théoriques, il obtient une position convenable où il bénéficie toujours d’un mini avantage, celui du trait. Peu après un échange de pièces au centre, il se trompe dans son initiative oubliant de jouer un coup dans la variante prévue. Il offre un pion sans compensation. A partir de là, l’adversaire ne lâche pas le bon bout. Il perce au centre et la position blanche cède nettement.
A la table 4, en réponse aux coups insuffisants des blancs, Benjamin prend l’avantage dans la position. Cependant, il opte pour le grand roque alors que son aile-dame est dépourvue de défenseurs. L’adversaire se met immédiatement en ordre d’attaque. En situation de roques opposés, chacun produit son action mais celle de Benjamin se trouve un peu bloquée. Sur l’autre flanc, le roi noir est plus vulnérable. Alors que la situation semble tenable, Benjamin commet une erreur. Il perd un pion, le pivot de son attaque et sa position s’effondre instantanément. Rien ne va plus pour son pauvre roi qui préfère abdiquer en voyant sa mort arriver.
Au 5e échiquier, avec les blancs Rémy commence sa partie normalement mais ensuite il s’emmêle les idées en cherchant des complications. Combinée au développement inachevé, sa situation ne tient qu’à un fil. Rémy perd son pion central et sa position vole en éclats. Cette partie donnant l’impression de n’avoir joué que le début est à oublier.
Au 6e échiquier avec les noirs, Damien joue le même adversaire que la saison dernière et avec la même couleur. Bien qu’il ait changé son fusil d’épaule, le Noyonnais n’obtient rien de l’ouverture. Damien se lance alors à l’assaut du roi blanc avec Dame et Cavalier. Il sait pertinemment que son attaque n’aboutira pas mais qu’il ne risque rien. L’adversaire formule les bonnes réponses et la situation est complètement égale. En voyant les pions du roque blanc bien avancés, Damien insiste et tente d’ouvrir une brèche. Malheureusement, le risque zéro n’existe pas et en voulant forcer, il se fait piéger sa dame par un simple coup de cavalier.
Au 7e échiquier, Jouly joue une ouverture classique avec les blancs. Sur un coup inapproprié de l’adversaire, elle décide d’ouvrir la position au centre alors que les rois sont encore sur leur case initiale. La suite de la partie lui donne entièrement raison. Les pièces adverses sont mal placées, notamment la dame qui est enfermée. Idéalement placées, les pièces blanches sont très actives. Sitôt le roque noir réalisé, Jouly lance une attaque décisive. Son offensive lui permet de gagner du matériel, une pièce mineure et un pion. Elle ne relâche pas la pression. Forcé de faire encore une concession, cette fois une qualité, l’adversaire jette l’éponge.
Tarboush J. (1544) – Matagne L. (1592)


